Il y a quelques jours, en arrosant mes plantes sur la terrasse, j’ai eu une surprise.

Dans un pot vide, une petite intruse s’est invitée toute seule : une pâquerette !

La petite intruse qui s’est invitée dans mon pot ????

Une plante médicinale qui pousse sous nos pas

La pâquerette fait partie de ces plantes tellement communes qu’on ne les voit plus vraiment.

Elle tapisse les pelouses, borde les chemins, pousse spontanément dans les jardins, entre les pavés…

Les enfants s’amusent à en faire des couronnes…et ça s’arrête souvent là !

Mais ne vous fiez pas à sa petite taille !

Cette fleur minuscule qui ne dépasse pas quelques centimètres cache une puissance thérapeutique remarquable.

D’ailleurs, nos ancêtres le savaient bien.

Ils l’appelaient « l’arnica des plaines » parce qu’elle possède des propriétés très proches de celles de l’arnica, cette plante de montagne réputée pour soigner les coups et les bleus.

Son nom latin, Bellis perennis, signifie « belle éternelle » ou « toujours belle », parce qu’elle fleurit presque toute l’année, dès que les températures sont douces.

L’arnica du pauvre

La pâquerette est ce que nos ancêtres appelaient une « plante vulnéraire », c’est-à-dire une plante qui soigne les blessures et les traumatismes.

On l’utilise depuis des siècles comme remède des petits accidents du quotidien.

Traditionnellement, on l’emploie pour :

  • Soulager les bleus, les bosses et les hématomes : en cataplasme de fleurs fraîches écrasées, ou en huile de macération, elle fait des merveilles.

 

  • Apaiser les douleurs musculaires et articulaires : en massage, son huile aide à détendre les muscles tendus et à calmer les articulations douloureuses.
  • Accélérer la cicatrisation : elle aide la peau à se réparer plus vite après une petite plaie ou une éraflure.
  • Calmer les irritations cutanées : eczéma, petites brûlures, piqûres d’insectes… son action anti-inflammatoire et adoucissante est remarquable.

Ma recette du baume à la pâquerette

Chaque printemps, je prépare mon baume à la pâquerette.

C’est devenu mon indispensable de la trousse à pharmacie.

En plus, c’est très simple à réaliser !

1. Commencez par cueillir vos fleurs de pâquerette. Faites-le lors d’une journée ensoleillée pour avoir des fleurs bien ouvertes.

2. Placez les fleurs dans un bocal et recouvrez-les d’huile d’olive (il faut que toutes les fleurs soient immergées). Fermez le bocal avec un tissu maintenu par un élastique, et secouez-le tous les jours pour bien mélanger.

3. Après 3 semaines minimum, filtrez l’huile à l’aide d’une étamine pour retirer les fleurs.

4. Pesez votre macération huileuse. D’après ce poids, prélevez 12 à 14 % de cire d’abeille (selon la texture souhaitée) et faites-la fondre au bain-marie. Enfin, ajoutez-y l’huile infusée de pâquerette et mélangez bien.

5. Versez le mélange dans un petit pot en verre propre et laissez refroidir. Refermez et étiquetez le pot.

Et voilà un petit pot, à utiliser toute l’année ????

On peut aussi la manger !

Au-delà de ses vertus médicinales, la pâquerette est également comestible… et délicieuse.

Nos grands-parents la consommaient régulièrement, surtout au sortir de l’hiver quand les légumes frais se faisaient rares.

Vous pouvez utiliser :

✅ Les jeunes feuilles en salade : elles ont un goût légèrement acidulé, légèrement piquant. Parfaites pour réveiller une salade un peu fade !

✅ Les fleurs : elles décorent joliment les plats et ont un goût doux et légèrement sucré. Les enfants adorent en parsemer leur assiette.

✅ Les boutons floraux : vous pouvez les confire dans du vinaigre, comme les câpres

Une leçon d’humilité

La pâquerette nous enseigne une leçon précieuse : les choses les plus petites ne sont pas les moins puissantes.

Cette minuscule fleur que vous piétinez sans même vous en rendre compte possède des propriétés thérapeutiques que bien des plantes plus imposantes lui envieraient.

Elle nous rappelle qu’il faut parfois se baisser, ralentir, observer vraiment pour découvrir les trésors qui se cachent sous nos pieds.

Connaissiez-vous tous ces usages de la pâquerette ? En avez-vous déjà testé ?

Venez me le dire en commentaire ici.

A très vite,

Mathilde Combes