L’hémérocalle, c’est une plante très commune de nos jardins, dont le nom veut littéralement dire « beauté d’un jour » ( c’est vous dire si elle est belle ?).
Elle nous vient des steppes de Mongolie et a été introduite en Europe au XVIème siècle pour son allure tropicale.
Mais ce qu’on a oublié depuis deux générations, c’est qu’elle est comestible des pieds à la tête : de sa fleur sucrée à son bouton croquant, en passant par sa jeune pousse et ses racines…

On l’appelle souvent le « Lys d’un jour » et son nom vient du grec hemera (jour) et kallos (beauté).
C’est une plante qui a fait un choix radical : chaque fleur ne vit qu’une journée.
Elle s’épanouit à l’aube et se fane au crépuscule.
On pourrait croire à une immense fragilité, mais c’est tout le contraire.
Sous cette fleur éphémère se cache l’une des plantes les plus robustes et généreuses que je connaisse ?
Une seule tige… pour des dizaines de boutons !
Si l’hémérocalle accepte de voir ses fleurs mourir chaque soir, c’est parce que ce n’est pas une fin pour la plante.
En fait, une seule tige peut produire des dizaines de boutons qui s’ouvrent à tour de rôle.
Elle puise cette résilience incroyable dans ses racines.
Ce ne sont pas des racines classiques, mais des petits tubercules charnus qui ressemblent à des mini-patates douces.

Ce sont ses « batteries » : elles stockent l’eau et l’énergie, ce qui lui permet de braver des hivers à -20°C comme les pires sécheresses… sans jamais broncher.
L’aiguille d’Or
En Asie, et particulièrement en Chine, l’hémérocalle porte un nom que je trouve très poétique : Jin Zhen, ce qui signifie littéralement « Aiguille d’Or ».
Ce surnom ne vient pas de la fleur épanouie, mais de son bouton floral.
Juste avant de s’ouvrir, le bouton est long, fin et pointu.
Une fois récolté et séché au soleil, il s’affine encore et prend une teinte dorée.
Dans la cuisine traditionnelle chinoise, ces « aiguilles » sont jetées au dernier moment dans les bouillons où elles apportent une texture croquante et un parfum subtil.

Mais on ne mange pas que les boutons.
En Chine, l’hémérocalle est considérée comme un légume classique depuis des siècles.
On cuisine ses fleurs fraîches sautées au wok avec de l’ail et de la sauce soja.
On ajoute ses jeunes pousses dans les soupes printanières.
On cuit ses tubercules comme des pommes de terre dans les plats mijotés.


Un « super-aliment » sauvage
Ses fleurs et ses boutons sont incroyablement riches en vitamine A et C, deux antioxydants majeurs qui protègent nos cellules et boostent notre immunité.
Mais ce qui est le plus surprenant, c’est sa teneur en fer.
En herboristerie chinoise, on l’utilisait traditionnellement pour « nourrir le sang » et redonner de l’énergie aux personnes fatiguées ou anémiées.
Ses racines charnues, quant à elles, sont riches en glucides complexes et en amidon, ce qui en faisait une source de calories précieuse lors des périodes de disette.
La plante de l’oubli
Il y a une dernière chose que j’aime dans l’hémérocalle, et c’est peut-être la plus belle.
En Chine, on l’appelle aussi Xuan Cao, la « plante de l’oubli ».
Une ancienne légende raconte que manger ses fleurs aide à dissiper le chagrin et les soucis, à apaiser l’esprit tourmenté, et à retrouver la légèreté.
Je ne sais pas si c’est vrai sur le plan médical, mais je trouve cette légende magnifique. ?
Parce que l’hémérocalle nous enseigne quelque chose de profond : savourer intensément le moment présent.
Chaque fleur ne dure qu’un jour. Elle ne cherche pas à s’accrocher, à durer plus longtemps qu’elle ne le peut.
Elle brille de toute sa beauté pendant ses quelques heures de vie… puis elle s’en va.
Mais demain, une nouvelle fleur s’ouvrira.
Puis une autre.
Puis encore une autre.
Et c’est ainsi que fonctionne la vie…
Et vous, connaissez-vous l’hémérocalle ? En avez-vous dans votre jardin ? Saviez-vous que c’était une plante entièrement comestible ? Vous pouvez me laisser un commentaire.

Merci Mathilde pour cette belle poésie sur l’hémerocalle , je ne connaissais pas toutes les finesses de cette plante que j’ai dans mon allée et qui progresse chaque année.
Très joli texte.
Cette plante pousse chez moi
.mais j’ai appris beaucoup de chose, je connaissais ces
Propriétés, son usage en cuisine et en usage médicinale.
Merci à vous.
Bonjour
J’ai des hemerocalles dans le jardin et je me contentais de les admirer, et maintenant je sais que je pourrai en manger quelques unes, merci pour l’info et bonne journée
J’en ai besoin je viens de perdre mon chien et suis très malheureuse, j’ai 83 ans et seule . J’essaye de faire du bien aux autres et souvent suis déçue. Milou m’aidait beaucoup par sa présence. Je voudrais continuer et vous demande de l’aide. Merci ??
Un très chaleureux merci de m’avoir plongée de façon si vivante et vibrante dans le monde de l’hémérocalle donc j’ignorais tout !
Je suis intéressée par cette.plante ,où peut on la trouvé en magasin. ..et dans la nature ,merci
Aujourd’hui est une très belle journée, j’apprends quelques chose sur cette plante qui fleurie très longtemps le long mes plates bandes en de ce nom magnifique <> qui lui sied à merveille.
Merci Mathilde et belle journée
J’ai des hémérocales devant la maison, elles embellissent le parterre tous les ans au mois de Juillet. Une bouture m’a été donnée par ma tante, et, c’est moi maintenant qui en distribue.
J’ignorais que c’est une plante comestible.
Merci à vous.
j’en ai dans mon jardin depuis très longtemps, mais je ne savais pas tout ça merci beaucoup .
Bonjour Mathilde, j’ai lu votre lettre avec grand intérêt. J’ai des « lys d’un jour » dans mon jardin et je ne savais pas c’était une plante comestible. Merci pour ce renseignement précieux. Je vais chercher comment les cuisiner plus précisément, à moins que je trouve des recettes dans votre revue CCS
Mon petit-fils va être ravi d’apprendre cela et vouloir les cuisiner quand elles auront fleuri…..pour l’instant chez nous en Picardie il est un peu tôt.
Encore merci pour vos lettres.
Bien cordialement
Monique ??
Merci beaucoup Mathilde, j’en ai plein dans mon jardin et je ne connaissais que sa beauté !
C’est une géniale nouvelle qu’elle nous offre également toutes ses propriétés gustatives.
J’ai hâte de la voir grandir et… Fleurir.
J’en ai dans mon jardin , un vrai bonheur !
Je ne connaissais pas son côté comestible.
Très intéressant, merci.
Elisabeth
Oui j en ai dans mon jardin mais je ne savais pas que cette plante était comestible toutefois dans ma région je n aurais les fleurs qu en juin
Merci pour votre partage des savoirs!
Ici on cultive les plante et l’art et on le partage…..
Vallon des Alyssas 26130
Mathilde Papapietro
Bonjour Mathilde,
Je viens de lire le descriptif concernant l’hémérocalle, très intéressant; je ne savais pas que toute la plante était comestible.
Je vois cette belle plante tous les jours et j’assiste actuellement au lent développement de ses feuilles vert-tendre.
Par contre je ne la mangerai pas pour profiter de ses belles fleurs éphémères, tout de suite remplacées par d’autres nouvelles!!!
Merci beaucoup pour vos lettres et la revue que j’apprécie énormément
Andrée
j’ai depuis plus de 40 ans des hemerocalles dans mon jardin. Je ne savais pas qu’ils étaient comestibles. C’est fou, ce qu’on ignore
parce que nous n’avons plus le souvenir de ces plantes que nos ancêtres savaient reconnaître et mangeaient.
J’ai 86 ans, et j’aime encore apprendre, je sais manger des orties, des pâquerettes, des fleurs de capucine etc…
Merci pour vos informations.
J’en ai plein mon jardin, mais je les trouve trop belles pour les manger !…
Merci pour vos publications, je m’en délecte !…
Merci beacoup tres utile
Mon nom est Guylaine
Je demeure au Canada province de Québec ville de Trois-Rivières.
Je ne savais pas pour l’hémérocale j’ai la orange et la jaune. Merci pour vos beaux messages très intéressants.j’aurais bien aimé avoir votre livre mais je ne suis pas de votre pays.
Bonjour Mathilde,
Oui, j’ai des hémérocalles dans mon jardin mais j’ignorais totalement son nom ainsi qu’elle était complètement comestible. Merci pour cette merveilleuse découverte ?
Anecdote très internat à connaître et à raconter. Merci
Vos informations sont très intéressantes, j’ai un par terre de ces fleurs et je vais pouvoir profiter de leurs fleurs et feuilles pour l’instant dans ma cuisine…
Chère Mathilde,
Je suis une lecyeice assidue de vos chroniques riches et extraordinaires. J’y apprends tant de choses !
Dès que je le pourrai financièrement, j’aimerais m’abonner à votre revue.
Je vous remercie chaleureusement pour ce partage passionnant.
Bien à vous,
Barbara
J’ignorais que cette plante était comestible, merci pour cette information. Bien à vous.