Guide 4 plantes

Inscrivez-vous à la lettre Nature & Autonomie

Et recevez gratuitement le guide 4 plantes qui font du bien au corps

Skip to content
Skip to content
Menu
Nature & Autonomie
  • Blog
    • Autonomie et recettes
    • Cueillette et cuisine sauvage
    • DIY
    • Nature
    • Remèdes
  • Qui suis-je ?
  • Contact
  • Espace Perso
Nature & Autonomie
main cueille ortie

Manger comme il y a 5 millions d’années

Par Mathilde Combes le septembre 5, 2021avril 3, 2025

Chère lectrice, cher lecteur,

En ce moment, on redécouvre la cueillette sauvage.

C’est comme si les journalistes et les auteurs s’étaient pris de passion pour nos forêts.

Regardez :

Article hommes sauvagesArticle fil vert article tendance article herbes sauvages article retour nature articles frénésie citadine

 

Ça fait plaisir à voir bien sûr.

Mais ça me fait sourire quand j’entends parler de « découverte »…

…et quand je vois des critiques culinaires s’extasier sur des feuilles de pissenlit…

5 millions d’années de cueillette

Aujourd’hui on est habitué à acheter nos légumes, parfois à les faire pousser.

Mais à l’échelle de l’Histoire, ça ne fait pas très longtemps qu’on a commencé à manger des légumes cultivés : 5000 ans qu’on cultive des légumes en Europe, 10 000 ans au Moyen Orient.

Alors qu’on cueille des plantes sauvages depuis environ 5 millions d’années ! (ça fait 1000 fois plus ?)

Alors non, cueillir des plantes sauvages n’est pas original, décalé ni farfelu…

Quand rien ne pousse, allons cueillir !

J’ai découvert que jusqu’au XIXe, jusqu’à ce que l’agriculture devienne intensive, les plantes sauvages c’étaient jusqu’à la moitié du régime alimentaire quotidien. [1] Pendant les périodes de « creux », les familles allaient tout simplement faire un tour dans les bois pour compléter leur assiette ?Les plus modestes pouvaient tenir jusqu’au retour des beaux jours avec ce qui poussait autour.

En février-mars-avril, quand les stocks de l’hiver étaient épuisés et que la nouvelle récolte d’été n’était pas encore prête à être ramassée (rares sont les variétés qui produisent au tout début du printemps) : on se servait des plantes sauvages pour  «faire le pont» !

Au lieu des épinards d’été on prenait des épinards sauvages (les très bons chénopodes).
Au lieu des choux et des tubercules d’hiver, des orties bourrées de vitamines.
Pour épaissir la soupe des tiges bien charnues et nourrissantes de pourpier.
Pour manger quelque chose de plus nutritif et rassasiant une soupe de lichen, et même parfois d’écorces (il y en a plein de délicates qui se mangent).

« C’est un truc de marginal »

A partir du XXe siècle, tout change.

Par la magie des pesticides et des engrais épandus en masse, les rendements agricoles deviennent gigantesques.

Plus besoin de berce, d’égopode, et de plantain pour se nourrir : il y a du blé, des patates et des betteraves à très bas coûts.

On s’est mis à moins manquer de nourriture.

Les plantes sauvages sont devenues des « mauvaises herbes » à éliminer des cultures.

On les assimile d’un coup à la « nourriture du pauvre », alors que les légumes cultivés, au contraire, sont vus comme des productions hyper précieuses, fruits de mois de travail et de soin.

Retour de bâton

Mais au fil du temps, on a commencé à se rendre compte des nombreux effets secondaires de cette agriculture de masse:

  • Surproduction (aujourd’hui, on produit tellement qu’on ne sait plus quoi faire de la nourriture… j’ai lu qu’au Québec, en mars 2020, les producteurs de lait ont dû jeter 5 millions de litres de lait en 2 semaines !) [2]
  • Érosion des sols
  • Disparitions de centaines d’espèces d’abeilles et de coccinelles, d’escargots
  • Pollution des cours d’eau et contamination des nappes phréatiques à cause des engrais
  • Extinction des espèces locales

Mais aussi de son impact sur nos organismes : hausse des maladies auto-immunes, baisse des nutriments dans les légumes, maladies neurodégénératives…

Ces dix dernières années on cherche carrément à revenir à l’agriculture d’avant, celle où on n’utilisait pas autant de procédés contre nature : petites exploitations, permaculture, cueillette… L’idée est de se défaire du modèle agricole que l’on a construit pour être productif.

Le retour en grâce des herbes sauvages (la roue tourne)

La cueillette est apparue dans ce contexte, comme une petite bulle de sécurité et de liberté.

Après avoir été considérée comme hostile, voilà que la nature sauvage redevient un refuge.

Un endroit où le stress n’a pas lieu d’être, ou les bruits n’ont rien à voir avec la frénésie de nos villes.

Un lieu où les saisons se suivent doucement et où il n’y a pas d’autre logique que celle de la vie (et de la mort) des organismes vivants.

Alors aujourd’hui beaucoup rêvent de marcher en forêt, s’imaginent cueilleurs comme les hommes et les femmes d’avant, veulent réapprendre à mettre des plantes sauvages dans leur assiette.

Et comme ils ont raison, comme vous avez raison si c’est votre cas ! On considère enfin les plantes sauvages pour ce qu’elles sont : des herbes précieuses, libératrices.

La mauve, la consoude, l’amarante, l’oxalis, le chénopode… Elles ont tant de goût (souvent plus que leurs cousines cultivées) que les chefs étoilés les utilisent de plus en plus en cuisine, comme Marc Veyrat, comme Régis Marcon, comme Pierre Caillet…

Les stages de cueillette et de découverte se multiplient aux quatre coins de la France et du monde, les reportages et les films qui leurs sont consacrés sont de plus en plus nombreux.

Et c’est tant mieux ?

Ça n’a rien avoir avec une nouvelle mode, c’est un retour aux sources

Donc moi, quand on me dit « ah oui, la nature c’est à la mode » je réponds que ça n’a rien avoir avec une tendance passagère. C’est un retour à ce que nous sommes profondément.

Des êtres vivants, qui mangent, respirent, et grandissent au même rythme que leur environnement.

Se nourrir et se soigner avec de l’ortie, du millepertuis, du sureau… c’est la logique même. Pour nous comme pour les hommes d’il y a quelques centaines d’années.  Ça n’a rien de « sophistiqué », c’est au contraire très simple.

Aller cueillir en forêt c’est beau parce que c’est instinctif. Marcher à pas lents, passer sa main sur les feuilles qu’on croise au passage, couper deux ou trois tiges avec un mouvement sec du poignet, puis rentrer chez soi, les couper avec douceur et les manger…

… quelle joie face à l’uniformité grise, sans goût, sans odeur, et sans textures de notre monde industriel !

A très vite,

Mathilde Combes

 

[1] Benard Bertand, Cueillette sauvage, Ed. plume de carotte, 1965
[2] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1690995/producteurs-jeter-lait-coronavirus-prix

 

Navigation de l’article

Bruschetta à la mauve
Ne testez PAS ces recettes !

46 thoughts on “Manger comme il y a 5 millions d’années”

  1. Pechin dit :
    06/09/2021 à 6h30

    Bonjour
    Si j’étais par accident tombé dans une immence forêt je serai incapable de survivre et certainement avec de la nourriture autour de moi alors qu’un chimpanzé saurait se nourrir et pour moi ça me désole que l’on nous apprennent pas ça en premier lieu par les parents mais ils ne le savent plus non plus alors que les animaux sauvages le savent, les domestiques non plus… Merci

    Reply
  2. Bouzerand dit :
    06/09/2021 à 6h35

    Bonjour Mathilde, je suis tout à fait en accord avec votre article, mais je ne peux m’ empêcher de penser en écoutant des commentaires ou des discours qu’une majorité depersonnes n’est pas consciente de la catastrophe alimentaire/sanitaire a venir….l’aveuglement du productivisme de nos sociétés de consommation à outrance nous fait oublier, voire bannir nos connaissances ancestrales ….Merci et bonne continuation !

    Reply
  3. Eve dit :
    06/09/2021 à 6h40

    Bonjour Mathilde,
    J’ai apprécié votre article. Cela me fait penser au phénomène de mode de « la simplicité volontaire », …
    Comme si la simplicité de pouvait être une disposition naturelle de l’Etre Humain, il faut un effet de mode pour la recréer…
    Votre site est inspirant, je me sens moins seule dans ma vision de la vie, lol.
    Cordialement,
    Eve

    Reply
  4. Noirot Raymond dit :
    06/09/2021 à 6h43

    Très intéressant mais où faire un stage sur les herbes
    Amitiés Raymond Noirot

    Reply
  5. CHRISTINE dit :
    06/09/2021 à 6h52

    Merci pour cette immersion, cet accompagnement à la redécouverte de nos racines.
    Christine

    Reply
  6. Patricia Vallée Guyard dit :
    06/09/2021 à 7h06

    Bonjour,
    Je suis intimement convaincue de ce que vous expliquez… J’aimerais fonctionner comme ça mais à part orties et pissenlits je n’y connais rien. Pas même les baies ni les champignons. Et pourtant tout ce que vous me parle, comme si je le savais depuis toujours.
    Comment faire pour balayer mon ignorance ?
    En tous cas un grand merci pour vos envois vos recettes et conseils, toujours si bien écrits.
    Patricia Vallée Guyard

    Reply
  7. Léger dit :
    06/09/2021 à 7h19

    Je suis complètement d’accord avec vous, et vous félicite pour votre courage car c’est la vérité. Par contre la nature en ce moment ne pourrai pas nourrir plus de quelques millions d’humains. Amicalement et bon courage. Je resterai un de vos fervent admirateur.

    Reply
  8. Gonalons Gerald dit :
    06/09/2021 à 7h20

    Bonjour ,( juste une idée)
    Quand vous soulignez le nom d’une plante sauvage ( que l’on ne connaît pas forcément) serait -il possible d’ajouter sa photo ?

    Reply
  9. baisnée frédérique dit :
    06/09/2021 à 7h21

    Bonjours Christine, je souhaite apprendre ces plantes car je veux pouvoir préparer ces connaissances pour mes futurs petits enfants, comme j’ai appris les champignons, Frédérique

    Reply
  10. guntz dit :
    06/09/2021 à 8h21

    Tout simplemrnt merveilleux
    Merci

    Reply
  11. guntz dit :
    06/09/2021 à 8h23

    Merci pour cette merveilleuse lettre svp continuez a nous faire connaitre davantage ces plantes qui nous font tant de bien

    Reply
  12. andre dit :
    06/09/2021 à 8h31

    J’apprécie vos commentaires ,mais pour moi cela fais des années que je mange les plantes que vos indiquées A+

    Reply
  13. Chantal VERON dit :
    06/09/2021 à 8h36

    Bravo !

    Reply
  14. Tavernier dit :
    06/09/2021 à 8h43

    Merci pour ce très beaux mot qui illuminent mon début de journée très urbain. Grâce à vous, je découvre tant de choses ! C’est génial !

    Reply
  15. Françoise ARMENIO dit :
    06/09/2021 à 8h54

    Merci pour ce message très juste et plein de bon sens ! Aujourd’hui, quelques personnes se tournent vers la nature, car elles ont pris conscience qu’elles en font partie. Pour autant, d’autres le font pour d’autres raisons, parce que c’est fun, tendance, tout ce qu’on voudra. Quelques « bobos » écolos parce que ça fait bien plus que par conviction le font également par snobisme. Bref, tous les cas existent.
    Ce que j’espère au fond de moi, c’est que toutes ces personnes, quelles que soient leurs raisons de départ de s’en retourner à la nature, prendront conscience que l’humain en fait partie et que celui-ci la détruit depuis des décennies.
    J’espère aussi que ce retour vers la nature, la cueillette et un mode de vie plus sain et plus simple prendra suffisamment d’ampleur dans notre société.

    Reply
  16. Rième dit :
    06/09/2021 à 9h09

    Bonjour Mathilde,
    Super lettre, je suis tout à fait d’accord avec vous , il faut revenir à de vraies valeurs , et profiter de tout ce que la nature nous donne avec plaisir .
    On est intoxiqué on se nourrit très mal même dans le bio . Pourquoi il ya tant de maladies aujourd’hui de cancers ??
    Je rêve de faire ma cueillette dans la nature et de la préparer en cuisine , d’où l’interêt de votre revue pour apprendre à connaître les plantes . Merci j’adore ce que vous faites, vos recettes , boissons tout me fait envie,
    J’ai l’impression de retrouver une part de mon enfance et je pense à mes grands parents . ?

    Reply
  17. Dominique Eva Foglio dit :
    06/09/2021 à 9h11

    Pour ma part ce n’est pas nouveau, je connais beaucoup de plantes sauvages que je trouve succulentes, mais y a t’il un livre sur les plantes sauvages de la région du Lot 46 , merci pour votre réponse

    Reply
  18. Nathalie+NOEL dit :
    06/09/2021 à 9h20

    Merci pour cette lettre qui rend l’homme à la Nature. Toute en symbiose avec vous.
    Dites-moi, m’autoriseriez-vous à faire un copier-coller sur ma page Face Book? C’est tellement important d’essaimer le plus possible. Belle Journée! Depuis la Gaume belge, Nathalie

    Reply
  19. Michèle dit :
    06/09/2021 à 9h31

    Bonjour,
    Tout à fait d’accord avec votre message.
    J’ai fait deux stages dans les Vosges avec atelier culinaire, très intéressant.
    Si vous connaissez des stages en Vosges ou Meurthe et Moselle je suis amateur, ceux que j’ai fait m’ont couté 60€ la journée et l’autre 35€ la journée.
    Seulement , hélas, certains s’emparent de cette  » mode » et font des stages qui vont jusqu’à 800€ !! ( infos internet)c’est un scandale.
    Merci beaucoup
    Michèle

    Reply
    1. rubino giuseppe dit :
      06/09/2021 à 10h34

      Bonjour Michèle, je suis d’accord avec vous, mais il y a tellement de profiteurs et de chacals (sur deux pattes) que profitent de la faiblesse des gentes !

      G.Rubino

      Reply
  20. Françoise dit :
    06/09/2021 à 10h05

    Bonjour Mathilde,
    oui tout cela est bien vrai, mais vous oubliez tjrs une chose : vu la pullulation de l’espèce humaine, si bcp de gens se mettent à cueillir dans la nature de quoi se nourrir, et pas seulement de temps en temps un petit extra, nous allons décimer des écosystèmes qui doivent servir à nourrir d’autres êtres vivants, et de plus en plus empiéter sur leur environnement que nous avons déja tant mis à mal

    Reply
  21. rubino giuseppe dit :
    06/09/2021 à 10h17

    bonjour madame, vous avez cité le  » chénopode » comme substitut des épinards, je ne sais pas si les chénopodes ou épinards sauvages d’ici ont le même gout de ceux qu’on ramasse en Sicile ,mais une fois qu’on n’y a gouté on jette les épinards aux orties (façon de dire). Tout petit ma mère m’amenais en campagne pour ramasser des herbes sauvages et ainsi m’apprendre à les connaitre; chez nous il y a tellement de variété qu’on s’y perd. Merci pour vos lettres très instructives Giuseppe Rubino

    Reply
  22. LE BORGNE dit :
    06/09/2021 à 12h00

    je vous lis avec plaisir,je ne peux hélas pas me promener en foret…mais ça doit etre un vrai plaisir de pouvoir le faire….
    merci

    Reply
  23. Monique zinant dit :
    06/09/2021 à 12h20

    J’habite en Australia est malheursement je ne trouve pas toute ces plantes que je suis familiars de France je cultive des orties que j’adore merci a ma grandmere qui nous faisait de la soupe je ne savais pas que je pouvais utiliser de la mauve qui pouse dans mon jardin avec des feuilles enormes je vous remerci pour votre programme

    Reply
  24. REISER dit :
    06/09/2021 à 12h32

    C’est tellement vrai. Merci ?

    Reply
  25. Fran dit :
    06/09/2021 à 12h42

    Bonjour. Article assez intéressant, sans pesticides mais… bourré de fautes de français ! Cela mériterait de ce côté d’un peu de travail, par respect pour le lecteur.

    Reply
    1. JEAN GARABOUX dit :
      06/09/2021 à 16h26

      Je trouve ces articles bourrés de BON SENS, bien plus que de fautes d’orthographe.
      Vous devriez relire votre commentaire, Fran, avant de le publier. Vous pourriez, par exemple redire : cela mériterait, de ce coté, un peu de travail. Sans parler de respect pour le lecteur; expression creuse mais chargée de reproches injustifiés.
      Papo.

      Reply
      1. Mathilde Combes dit :
        07/09/2021 à 7h23

        Voilà qui est bien dit 🙂

        Reply
  26. Danielle dit :
    06/09/2021 à 12h48

    Grâce à vous Mathilde je cueille les « herbes » qui poussent dans le pré autour de la maison : orties, plantain, pissenlit, oseille sauvage, achillée millefeuille, mauve… et aussi les jeunes pousses de silène enflé (silène vulgaris) au goût de petit pois, appelé « carletti » en Italie, pour agrémenter le risotto.

    Reply
  27. MILANDOU DIEUDONNE dit :
    06/09/2021 à 13h37

    Bonjour! Très content après avoir parcouru votre courrier. concernant les engrais qui nous tu a petit feu plus des effort pour une sensibilisation. A Bien ton

    Reply
  28. Poulain dit :
    06/09/2021 à 13h58

    Je suis entièrement d’accord avec vous. Depuis mon enfance, je cueille les feuilles de pissenlit et le pourpier. C’est super bon!
    Je me rappelle cueillir le tilleul a l’arbre et le faire sécher.
    Je ramasse toujours les mures pour la confiture, je fais ma lessive avec des feuilles de lierres.
    Je vais essayer le confiture de fleurs de pissenlits.
    Merci de refaire découvrir les fleurs et les plantes que l’ont utilisé autrefois!
    Colette

    Reply
  29. Quinard Marie-Claire dit :
    06/09/2021 à 15h24

    Bonjour Madame,
    je suis avec beaucoup d’intérêt vos articles et pour la première fois, j’ai pris connaissances des commentaires qui s’ensuivent.
    Il va de soi qu un retour à une vie plus « naturelle » ne saurait qu’être bénéfique à ceux ou celles qui peuvent y prétendre.
    Parmi celles-ci, nommons en priorité les retraités disposant de revenus suffisants, les fils ou filles de bonne famille, bien rentés et peut-être encore quelques « mordus » qui ont la chance de trouver une petite place de libre dans la nature et souhaitent quitter le monde moderne et se priver de revenus. Il y aura toujours pour eux la CMU…
    Petits producteurs de fruits et légumes en vente directe nous proposions sur le marché tout ce que nous avions le temps de récolter en plantes sauvages que finalement nous mettions quasiment en culture, par exemple les orties tout au long de l’année en gérant les fauchages. Mais une cueillette de chénopode n’est pas comparable à la récolte des épinards ni même de la tétragone.
    Permettez moi de penser que même en rendant l’ensemble des terres cultivées à la nature, cela ne suffirait pas à nourrir la population actuelle.( Vous aurez sans doute compris que je ne suis pas un fervent défenseur des modes de cultures actuels).
    Et de penser aussi que si nous lâchions dans la nature tous les citadins affamés, celle-ci n’aurait plus rien de naturelle et serait vite saccagée. Elle est déjà bien peu respectée par les simples promeneurs!
    Sans avoir tout exprimé de mon point de vue, je pense avoir été déjà trop long.
    Je continuerai à vous lire avec intérêt.
    Michel

    Reply
  30. geneviève richard dit :
    06/09/2021 à 15h29

    Tout ceci est très vrai. J’ai la chance de ne pas habiter en ville .Je n’ai pas acheté un légume de l’année .Soupes d’orties ,actuellement:tomates sur 2 pieds en pot, jeunes orties, gaillet, pourpier, absinthe,2ème pousse de gros pissenlits bien verts, consoude,mures etc…81 ans, jamais malade!!!

    Reply
  31. JEAN GARABOUX dit :
    06/09/2021 à 16h16

    je vous lis avec envie. J’ai 88 ans, assez bon pied et assez bon oeil.
    Les pratiques de la vie quotidienne nous éloignent beaucoup trop de la nature dant vous parlez si bien.
    Je crois que vous serez une de mes dernières lectures culturelles, naturelles.
    Vous ne redirez jamais assez que chacun mange trop, et mange n’importe quoi de préférence.
    Courage et amitiés. Papo.

    Reply
    1. Mathilde Combes dit :
      07/09/2021 à 7h27

      Merci, ce que vous dites me touche.

      A bientôt, et belle journée,

      Mathilde

      Reply
  32. Renata Cheferrino dit :
    06/09/2021 à 17h52

    Chère Mathilde ! De bien loin à Rio de Janeiro au Brésil, c´est tout un grand plaisir pour moi de vous lire !
    Je suis toujours émerveillée par la beauté de la langue française et par votre manière d´écrire, tout est si beau et si bien d´écrit par vos paroles, les photos sont si jolies aussi.
    Bien sur je n´ai pas içi les plantes d´ont vous parlez, mais je rève avec vos récits !
    Merci Madame pour votre beau et si précis travail, qui me rend très heureuse pendant les rudes temps de cette pandemie mondiale.
    Je vous embrasse avec amitié.
    Renata

    Reply
    1. Mathilde Combes dit :
      07/09/2021 à 7h22

      Bonjour Renata, votre message me fait vraiment chaud au coeur.

      J’espère que vous continuerez à trouver un peu de joie dans mes articles, et que vous n’hésiterez pas à me faire vos retours.

      C’est fou que vous me lisiez à Rio de Janeiro 🙂 !

      Belle journée à vous,
      À bientôt,

      Mathilde

      Reply
      1. Renata Cheferrino dit :
        07/09/2021 à 22h03

        Eh bien voilá ! vous êtes lue au Brésil ! Non seulement par moi, car j´ai passé Nature et Autonomie pour mes amis et amies qui parlent oú au moins comprennent le français.
        Sachez que les personnes plus agées brésiliènnes, en général, toutes savent un peu de la langue française, a cause des cours jadis obligatoires à l´école, aujourd´hui c´est diférent, il y a seulement l´anglais aux écoles, j´ai un petit fils de 9 ans, j´éssaye bien de lui faire apprendre le français à la maison.
        Á Rio il y avait le Lycé Franco Brésilien et bien bien sûr les cours de l´Alliance Française.
        Au plaisir de vous lire !
        Amitiés d´une amie de l´autre coté de l´Atlantique !
        Renata

        Reply
  33. Antoinette Jaggy dit :
    06/09/2021 à 18h27

    Très belle article ! Merci

    Reply
  34. Patrick dit :
    06/09/2021 à 20h30

    Moi je suis 100% d accord, aujourd’hui c est trop facile,,, aller a l épicerie se procurer un tas de produits surcontaminé par les pesticides, engrais ,ect, … laver bien vos fruits et légumes avant de les consommé ,,, c est n importe quoi tour ca
    Comme si c etait juste l envelope qui etait contaminés, et paa son contenu ,

    Reply
  35. Gerard dit :
    08/09/2021 à 15h47

    Merci une nouvelle fois chère Mathilde pour vos merveilleux articles si justes !
    C’est une vraie joie de les découvrir.

    Reply
  36. bouchet dit :
    21/09/2021 à 14h36

    BONJOUR ESCE POSSIBLE savoir des photos de plantes comestibles naturelles
    merci

    Reply
  37. Mungur Radha dit :
    22/09/2021 à 16h42

    Merci.Continuez a partager avec nous votre connaisance

    Reply
  38. TRAORE Adma Ben Jr dit :
    16/10/2021 à 14h41

    Je’ vis en Afrique de l’Ouest plus précisément au Burkina Faso dans une de ces capitales en pleine mutation; il m’est venu l’idée il y a quelques années de créer un Centre villageois pour la préservation de la biodiversité pour le dupliquer sur l’ensemble du reste du territoire. Vos publications sur Santé et Nutrition m’ont été d’un grand apport. Merci déjà pour ce travail. Je vous inviterai si possible en Afrique Nous sommes déjà dans cinq pays limitrophes Niger, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire et Mali Je serai bien intéressé d’ établir des partenariats avec tous ceux qui sont passionnés de notre Campagne de sensibilisation dans le cadre du climat et de la biodiversité. Merci encore pour le temps fou que vous nous consacrez. Je laisse ici mes contacts: WhatsAppp 226 70 14 02 63 et mon E.mail: benytraj2@gmail.com

    Reply
  39. TRAORE Adma Ben Jr dit :
    16/10/2021 à 14h58

    Je reviens car je tiens à le souligner parce que dans nos forêts et nos bocages il y a plus que l’or, C’est la diversité biologique. Je veux donner le nom de Mathilde Combes à mon jardin de plus de 2Ha dans chacune des 13 régions du Burkina Faso et faire des jumelages coopérations entre les Communes engagées. Déjà nous serons heureux que Mathildes Combes et l’Agence Française de Développement (AFP) nous accompagnent à travers leur s activités normales à savoir les Appels à projets ou Candidatures dans le cadre des Organisations de Solidarité InternationaleLe FID est ouvert aux candidatures qui proposent un projet dans tous les pays à revenu faible ou intermédiaire,
    mettant plus particulièrement l’accent sur les pays2 principalement d’Afrique subsaharienne, qui sont des priorités
    officielles de l’aide française au développement.

    Le FID est une initiative indépendante hébergée par l’Agence française de développement (AFD). Les subventions disponibles pour les initiatives innovantes seront
    fournies par l’AFD au titre de l’aide publique au développement (APD), dont les modalités seront décrites dans le présent document.
    Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Éthiopie, Gambie, Guinée, Haïti, Liberia, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République
    démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo. Le FID c’est le Fonds d’innovation pour le Développement

    Reply
  40. Sorcelia dit :
    04/05/2022 à 16h41

    Franchement, cet article, je l’adore. Exactement ce que je pense dans ma petite tête ! Totalement d’accord avec vous.

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recherche

Nos derniers articles

  • Comment font les plantes pour pousser dans les murs ? mai 11, 2026
  • Des bourgeons indécis… avril 25, 2026
  • Coquelicot : secrets de survie et graines centenaires avril 21, 2026

Thèmes de nos articles

  • Autonomie et recettes
  • Cueillette et cuisine sauvage
  • DIY
  • Nature
  • Remèdes
  • CGU
  • CGV
  • Conditions d’abonnements
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales
  • Politique d’utilisation des cookies
©2026 Nature & Autonomie | WordPress Theme by SuperbThemes.com
×
Guide Orties

11 recettes pour cuisiner les orties

Découvrez comment la reconnaître sans vous tromper, le meilleur moment pour la cueillir, ainsi que 11 recettes pour cuisiner les feuilles issues de votre cueillette :

  • ✅ Purée d'ortie d'Hildegarde de Bingen
  • ✅ Risotto à l'ortie
  • ✅ Curry d'ortie au lait de coco
  • ✅ Soufflé à l'ortie
  • ✅ Sablés aux graines d'orties
  • Et je vous laisse la surprise pour le reste des recettes ! 😊

J'accepte, en renseignant mon e-mail, de m'inscrire à la lettre gratuite de Nature & Autonomie. Pour en savoir plus sur ce traitement et sur mes droits, je consulte la Politique de confidentialité.

Insérer/modifier un lien

Saisissez l’URL de destination

Ou alors, faites un lien vers l’un des contenus de votre site

    Aucun mot n’a été donné pour cette recherche. Voici les recherches précédentes. Recherchez ou utilisez les flèches haut et bas pour choisir un élément.