Hier, lors d’une balade dans la nature avec ma cousine, nous sommes tombées sur un tapis d’orties et de lamiers, deux plantes qui se ressemblent beaucoup…

Pour lui éviter des piqûres désagréables, je lui ai montré comment les distinguer grâce à quelques différences subtiles.

Intriguée, elle m’a demandé : “Mais comment tu peux être sûre de ne pas te tromper ?

C’est une question légitime, et je pense que cette crainte de se tromper concerne aussi beaucoup d’entre vous.

Confondre des orties et des lamiers, ce n’est pas très grave, juste un peu douloureux 😉 mais ces plantes sont toutes deux comestibles.

Par-contre, quand il s’agit de plantes qui ne le sont pas, l’enjeu est tout autre…

À cause de ça, peut-être que vous n’osez pas toujours vous lancer.

J’aimerais vous rassurer, il existe des astuces pour manger des plantes sauvages en toute sécurité ! C’est ce que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui.

1ère astuce : Listez les plantes que vous connaissez, et que vous êtes sûr de reconnaître

Vous connaissez sûrement déjà de nombreuses plantes, du moins les plus connues.

L’ortie, le pissenlit, la pâquerette, la mauve… notez toutes ces plantes comestibles que vous êtes sûrs de reconnaître, et qui ne ressemblent pas à d’autres qui pourraient être toxiques.

C’est un premier pas pour vous faire confiance lorsque vous cueillez.

Si vous en avez la patience, vous pouvez même réaliser votre propre herbier, en faisant sécher ces plantes et en notant leurs différentes caractéristiques.

Ou alors, prenez le temps de les dessiner ! Vous pourrez encore mieux vous imprégner de leur nature.

2ème astuce : Ayez le sens du détail

Justement, pour bien identifier une plante, il faut observer les petits détails…

Les feuilles sont-elles entières ou découpées ?

Leur texture est-elle ferme, velue, lisse ou plutôt poisseuse ?

Combien de pétales composent les fleurs ?

La tige est-elle ronde ou carrée ?

Personnellement, j’adore prendre le temps d’observer les plantes, c’est méditatif, contemplatif, et je me dis à chaque fois que la nature est si belle ! 😍

Vous aussi, analysez bien les plantes pour être sûr de les identifier.

Chacune possède ses propres particularités. Même en cas de ressemblance, en prêtant attention aux moindres détails, vous apprendrez à reconnaître facilement celles que vous recherchez.

Le mouron blanc a la particularité d’avoir la tige velue d’un seul côté, et ce côté change à chaque entre-noeud. Les feuilles arrondies et tendres sont disposées de manière opposée le long de la tige.

Plus vous affinerez votre regard, plus vous serez à l’aise dans vos cueillettes.

3ème astuce : Repérez vos coins de cueillette

La nature est fidèle : la plupart des plantes repoussent au même endroit chaque année.

Si vous repérez un endroit où pousse de l’ail des ours, il y a de fortes chances pour que, l’année suivante, il y en ait à nouveau.

Notez donc les endroits où vous avez aperçu vos plantes préférées, et à quelle période de l’année vous pouvez les cueillir.

Puis donnez-leur rendez-vous l’année suivante 😉

4ème astuce : Ayez les bons supports

Livres, vidéos… renseignez-vous avec les supports adéquats, pour reconnaître les plantes mais aussi en découvrir de nouvelles, et vous familiariser avec.

Certains guides détaillent chaque plante : où et quand la trouver, comment l’identifier sans erreur, quelles sont ses propriétés et comment la cuisiner.

Avec le bon matériel, vous serez plus sûr de vous et, saison après saison, vous enrichirez vos connaissances 😊

J’espère que ces petites astuces vous aideront à vous lancer pour profiter de tout ce que la nature a à nous offrir.

Et vous, comment avez-vous commencé la cueillette sauvage ? Avez-vous des astuces à partager ? Dites-moi tout en commentaire, j’ai hâte de vous lire !